SYLVESTRE
Le cinquième compagnon de François

D’où vient-il :
d'Assise où il est prêtre, il est âgé.

Caractère et caractéristiques :
C’est une personne simple comme une colombe, qui se livre à la prière continuelle dans les grottes du Subasio. François a un grand respect pour lui et il le vénère comme un saint.

Son histoire :
Il avait vendu à François des pierres pour restaurer Saint-Damien et il était présent au moment où Bernard offrit tous ses biens et où pris de cupidité : « il s’approcha de l’homme de Dieu, l’âme rongée d’avarice, et lui chercha querelle pour n’avoir pas reçu exactement le prix des moellons qu’il lui avait vendus. A voir l’âme d’un prêtre ainsi infectée par l’avarice, François eut un sourire de pitié ; mais pour apaiser cette maudite soif de l’or, il lui mit, sans compter, des écus plein les mains. Tout heureux de l’aubaine, mais frappé de cette générosité, Sylvestre rentra chez lui ; cet incident le travaillait, il s’adressa de bienheureueuses remontrances : à son âge, aimer le monde, alors que ce jeune homme témoignait d’un si admirable détachement ! Après avoir ainsi respiré la « bonne odeur du Christ », il put bénéficier davantage encore de sa miséricorde : le Christ lui exposa dans une vision quelle valeur possédait l’œuvre de François, quelle efficacité, quelle splendide extension. Il vit en songe, plantée dans la bouche de François, une croix d’or dont le sommet touchait le ciel et dont les bras étendus faisaient le tour du monde. Pénétré de contrition à cette vue, le prêtre qui n’avait que trop tardé ne tergiversa plus et devint un parfait imitateur de l’homme de Dieu. Il commença à mener dans l’Ordre une vie parfaite… » (T.Celano, Vita secunda) Avec François il chasse les démons d'Arezzo.

Il conseille François :
François lui demanda, ainsi qu’à Claire, s'il devait se dédier à la vie contemplative ou à la prédication dans le monde et Sylvestre lui fit savoir : « Voici ce que Dieu dit que tu rapportes à frère François : Dieu ne l’a pas appelé en cet état seulement pour lui-même, mais pour qu’il fasse une grande moisson d’âmes et que beaucoup d’hommes soient sauvés par lui. » (Fioretti). Claire lui fit la même réponse et François suivit prestement ces indications.

Il mourut :
on ne sait pas où mais en parfaite sainteté comme il avait toujours vécu.

On a dit de lui :
“qu'il parlait à Dieu comme à un ami” (Fioretti)