BERNARD DE QUINTAVALLE
Le premier compagnon de François

D’où vient-il :
D’Assise (sa maison existe encore mais elle est malheureusement fermée)

Âge et classe sociale :
jeune, très riche et noble

Caractère et caractéristiques :
D’une foi parfaite, intellectuel subtil, amant de la pauvreté, il a des capacités oratoires, très humble, c’est un contemplatif.

Il est défini ainsi par ses frères :
Un héraut de paix et de pénitence et un saint souriant.

Son histoire :
Il commença par observer le comportement de F., il le reçut plusieurs fois chez lui puis, après une nuit mémorable près de son ami et après avoir ouvert l'Évangile qui lui indiqua la route à suivre, il distribue tous ses biens et suit François en restant à ses côtés jusqu'à ce qu’il soit envoyé par lui dans d’autres régions. Il va d’abord à Bologne où il accueille autour de lui de nouveaux compagnons, et ensuite à Florence. Il est choisi par François pour être le chef du groupe qui, dans un premier voyage à Rome, va présenter au pape leur programme de vie.
IL EST ENVOYÉ PAR FRANCOIS AVEC GILLES A SAINT-JACQUES DE COMPOSTELLE pour ensuite se joindre à lui à la Portioncule.
François sur le point de mourir veut qu’il soit à ses côtés pour partager avec lui le gâteau de frère Jacqueline en pensant qu'il lui ferait plaisir ; il le bénit de manière particulière.
Après la mort du Maître les frères le révèrèrent comme leur Vénérable Père

François disait de lui que :
le Seigneur semblait par là lui témoigner sa sollicitude puisqu’il lui donnait le compagnon dont chacun a besoin et un ami fidèle. » (T.Celano, Vita prima)
et qu'il avait une « foi aussi parfaite que son amour de la pauvreté. » (Légende de Pérouse)
Il fait sur lui cette prophétie : « Je vous le dis : les plus forts et les plus subtils démons ont été envoyés au frère Bernard pour l’éprouver. Il sera accablé par eux de tourments et de tentations sans nombre. Mais le Seigneur, qui est bon, le délivrera, aux approches de la mort, de toute tentation et de toute épreuve intérieure et extérieure. Il établira son âme et son corps dans une telle paix, sérénité et consolation, que tous les frères qui en seront témoins ou qui l’entendront raconter, trouveront là un sujet de grande admiration et tiendront le fait pour miraculeux. C’est dans cette paix et consolation intérieure et extérieure qu’il quittera ce monde pour aller vers le Seigneur. » (Légende de Pérouse)
Sur le point de mourir il le bénit en lui mettant la main sur la tête et en disant : « Ecris ce que je vais dire. Le premier frère que m’ait donné le Seigneur fut frère Bernard. C’est lui qui, tout d’abord, mit en pratique et accomplit à la lettre la perfection du saint Evangile, en distribuant tous ses biens aux pauvres. Pour cela et pour beaucoup d’autres mérites, je suis tenu de l’aimer plus qu’aucun autre frère de l’Ordre. Je veux donc et j’ordonne, autant qu’il est en mon pouvoir, que le Ministre général, quel qu’il soit, le chérisse et l’honore comme moi-même, que les Ministres provinciaux et les frères de tout l’Ordre le considèrent comme tenant ma place. » (Légende de Pérouse)

Comment il mourut et où il fut enterré :

Peut-être que sa dépouille repose avec celle de quatre autres compagnons dont on ne lit pas les noms sur la tombe, dans le mur du transept droit de la basilique inférieure d'Assise (c’est dommage, ce serait intéressant de savoir qui sont ces cinq-là !) La prophétie se confirma et « après sa mort, sa chair devint blanche et douce, et il semblait sourire. Il paraissait alors plus beau que durant sa vie, et ceux qui le contemplaient trouvaient plus de plaisir à le voir mort que vivant, car il leur apparaissait comme un saint au visage souriant. » (Miroir de perfection)

Ses derniers mots furent :
« … je découvre ceci dans mon âme que, pour mille mondes égaux à celui-ci, je ne voudrais pas ne pas avoir servi Notre-Seigneur Jésus-Christ. Je vous supplie, mes frères bien-aimés, de vous aimer les uns les autres. » (Fioretti)

Dante disait de lui :

« Leur concorde [celle de François et de la Pauvreté], et sur leur visage la joie merveilleuse de l'amour, et leur doux regard inspiraient des pensers si saints que le vénérable Bernard le premier se déchaussa, et courut à une si grande paix, et courant il lui semblait être lent. » (Paradis, chant XI) )